Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth
; la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu. Il vit
deux barques amarrées au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et
lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques, qui appartenait à
Simon, et lui demanda de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit et, de la
barque, il enseignait la foule. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : «
Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson. » Simon lui
répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais,
sur ton ordre, je vais jeter les filets. » Ils le firent, et ils prirent une
telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient. Ils firent signe à
leurs compagnons de l'autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils
remplirent les deux barques, à tel point qu'elles enfonçaient. A cette vue,
Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant : « Seigneur, éloigne-toi de
moi, car je suis un homme pécheur. » L'effroi, en effet, l'avait saisi, lui et
ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu'ils avaient prise
; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons. Jésus dit à
Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. »
Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.
Priere
Mon Père, je m'abandonne à Vous
Faites de moi ce qu'il Vous plaira
Quoi que Vous fassiez de moi,
Je Vous remercie, je suis prêt à tout
J'accepte tout.
Pourvu que Votre volonté se fasse en moi
Et en toutes Vos créatures.
Je remets mon âme entre Vos mains,
Je Vous la donne, mon Dieu,
Parce-que je Vous aime,
Et que ce m'est un besoin d'amour
De me donner,
De me remettre entre Vos mains,
Sans mesure,
Avec une infinie confiance,
Car Vous êtes mon Père.
Bx Ch.de FOUCAULD
Cahier d'oraison
Pourquoi pas l'Église ?
Pourquoi donc les jeunes qui ont soif de spiritualité ne se
tournent-ils pas vers les richesses spirituelles de l'Occident ? La
plupart d'entre eux ne soupçonnent même pas que l'Église possède ce qu'ils
cherchent. Je l'ai compris, il y a quelques mois, en assistant avec un groupede jeunes, approximativement chrétiens, àdeux émissions télévisées.
La première était un reportage sur lesashrams de l'Inde ; elle eut
sur eux un impact très fort. La seconde, quelques jours plus tard, était
l'émission catholique du dimanche. On y présentait une œuvre caritative assez
semblable à une entreprise commerciale et ensuite une messe solennelle, dont
les officiants étaient loin d'offrir ces beaux visages graves et recueillis des
hindous de l'ashram. C'est la seconde émission qui a donné à ces jeunes une impression
d'étrangeté, d'exotisme ; elle n'a nullement parlé à leur cœur. Leur
réaction m'a rappelé un propos de l'archevêque de Westminster, le docteur
Ramsey : « Nous, chrétiens, n'avons pas insisté sur le rôle de la
contemplation, si bien que les gens vont maintenant chercher de la mysticité
dans les mouvements non chrétiens. »
Il ne faudrait pas croire que c'est de gaieté de cœur que les jeunes,
surtout ceux qui ont quelque peu fréquenté l'Église, se séparent d'elle.
Pathétique est cet aveu de l'un d'entre eux : Nous avons hésité à nous
engager dans cette voie. Et avant de prendre cette décision, que nous savions
grave, eh bien ! franchement, nous avons jeté un dernier regard aux
Églises de notre enfance. Aidez-nous à retrouver Dieu, avons-nous demandé... et
nos Églises nous ont parlé de tout, sauf de Dieu.