Le devoir de s’asseoir

Le devoir de s’asseoir

Un point concret d’effort

Pour cheminer vers un but, il faut de la volonté et des actions concrètes, des jalons intermédiaires, des rendez-vous réguliers. C’est ce que font les couples des Equipes Notre-Dame en mettant en œuvre des moyens simples, six actions à réaliser régulièrement, personnellement ou en couple : les points concrets d’effort.

Le devoir de s’assoir ou DSA est l’un de ces points concrets d’effort. Considéré comme l’une des plus grandes intuitions du Père Caffarel, le DSA est la proposition la plus spécifique du mouvement des Equipes Notre-Dame.

Mais depuis que vous êtes au travail, ne négligez-vous pas trop de vous asseoir pour examiner ensemble la tâche accomplie, retrouver l’idéal entrevu, consulter le Maître d’œuvre ?

Père Henri Caffarel

Le Devoir de S’Asseoir, 1945

Cheminer à deux

Quand on chemine, a fortiori à deux, il est fortement recommandé de faire un point régulièrement, pour s’assurer que l’on est dans la bonne direction, que les options prises et les ajustements à apporter sont bien partagés. Aux Equipes Notre-Dame, cela s’appelle le devoir (ou le plaisir) de s’asseoir.

Le devoir de s’asseoir est un temps particulier, au moins chaque mois, dédié à un échange avec son conjoint sur les questions essentielles de notre vie, un tête-à-tête pour souffler, pour se poser, pour se regarder, pour s’écouter.

Ou plutôt à trois avec le Seigneur

Nous échangeons bien sûr en couple très souvent dans la semaine. Mais la spécificité du DSA est d’échanger sous le regard du Seigneur.

L’échange commence par une prière, pour placer ce temps sous le regard de Dieu. Cette étape est indispensable pour aller à l’essentiel avec humilité !

Ensuite, nous faisons un point sur notre vie de couple. Chacun écoute son conjoint s’exprimer. Le « je » (« j’ai été heureux(se) de… ou j’ai été blessé(e) par… » est utilisé de préférence au « tu » (« tu n’as pas fait ceci… »), pour faire part de son ressenti sans accuser.

Quelques sujets sensibles peuvent occuper l’essentiel de l’échange. Nous nous efforçons de les aborder avec tact et respect de l’autre.

 

Comment faire ?

Nous pouvons également réaliser un tour d’horizon plus large :

  • Sur soi-même, sur nous deux (la qualité de notre relation de couple, de notre relation personnelle à Dieu, nos efforts, nos progrès, nos faiblesses, nos difficultés,…)
  • Nos enfants (leur éducation, leur santé, leur caractère, leurs progrès, leurs difficultés,…)
  • Notre famille (nos parents, petits-enfants, proches âgés, souffrants…), nos amis…
  • Notre vie professionnelle (nos inquiétudes, nos joies, nos déceptions, nos collègues, les décisions à venir…)
  • Nos engagements (actions, moyens, objectifs, durée, joies, peines,…)

Le devoir de s’asseoir, pratiqué régulièrement, contribue à prendre conscience d’éventuelles dérives de notre relation de couple et à procéder aux ajustements nécessaires. Il est un jalon important dans notre vie de couple.

 

Témoignages

Les couples témoignent de leur façon de vivre les points concrets d’effort…
AVANT – Les débuts du DSA ont été très difficiles pour nous. Lorsque ma femme m’invitait pour faire le DSA, je pensais que cela n’avait pas d’intérêt, ce n’était qu’une pure perte de temps »

MAINTENANT – À la suite de nos efforts pour faire le DSA, notre vie de couple a beaucoup changé. Nous avons découvert au fil du temps que ni nous, ni une grande partie des jeunes couples, ne savions ce qu’est « la vie de mariés », ni comment vivre à deux.

Maintenant, nous apprenons à cheminer ensemble, avec Dieu et avec l’Église. Nos conversations ne sont plus banales ni égoïstes. Avec le DSA nous avons appris à prier ensemble et nous sommes restés là sans compter le temps en priant et en causant.