Questions/Réponses

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Les fausses idées sur le mariage à l’église

-        Il n'est pas le complément obligatoire de la cérémonie à la mairie. Il n'est pas institué pour prolonger la fête et solenniser davantage l'engagement des jeunes époux.

-         Il n'est pas une marque de distinction sociale pour faire plaisir à sa famille.

-         Il n'est pas une réunion mondaine, un défilé de mode et un étalage de chapeaux.

-          Il n'est pas un spectacle théâtral qu'on offre à son entourage en premier acte de la réception qui suivra.

-          Il n'est pas un porte-bonheur automatique pour l'avenir du couple.

-          Il est encore moins une occasion d'esbroufe ou de légèreté.

 
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Que faire si mon conjoint n'est pas chrétien ou pratique une
autre religion ?

Si le conjoint non croyant dit clairement que son amour pour son conjoint chrétien le conduit à respecter la foi de son conjoint chrétien, notamment en ce qui concerne l'éducation religieuse des enfants, le mariage est alors possible (avec cependant une dispense).

Il y a en réalité autant de cas de figure que de couples. Il y a cependant deux certitudes :

-         en aucun cas on ne peut imposer un acte religieux aussi important que le mariage, à quelqu'un qui le refuse.

-          un mariage ne doit pas enclencher une « guerre de religion » dans le couple.

Malgré le chagrin que ce refus peut engendrer chez celui qui est croyant, il faut faire confiance au temps, au Seigneur et aux rencontres qui se feront inévitablement au cours de la vie ; elles peuvent transformer un cœur.
Il est cependant important d'expliquer au moins une fois à celui qui refuse le sacrement de mariage pourquoi il est important pour vous, non seulement pour le jour du mariage mais pour le reste de la vie en couple.

La patience, la tolérance, l'écoute, la compréhension, la concertation, le cheminement commun sont quelquefois des valeurs aussi importantes qu'une cérémonie bâclée à l'église.

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Mon conjoint a eu une vague éducation chrétienne mais il est devenu indifférent. Il veut bien se marier à l'église mais il souhaite que notre vie chrétienne s'arrête là.

C'est un cas très fréquent. Pour beaucoup de gens, être chrétien c'est uniquement aller à la messe tous les dimanches ; c'est une contrainte trop lourde, pour eux. Peut-être, s'y ennuient-ils ? Souvent, ils ne veulent plus mettre les pieds dans une église.

Il faut expliquer que la vie chrétienne est d'abord une vie d'amour, d'attentions aux autres, de fidélité à son conjoint, de pardons, de compréhension des autres, etc. Tout cela par fidélité à l'enseignement du Christ expliqué dans les évangiles.

La messe est l'aboutissement de tout cela. C’est aussi la rencontre d'une communauté, paroissiale ou autre, qui partage la même vision de la vie. C’est surtout la participation commune à la présence du Christ, non seulement sur l'autel, mais aussi dans le cœur des participants.

Il n'est pas sûr que ce soit une bonne chose de se faire accompagner à la messe par quelqu'un qui le fera par gentillesse pour celui ou celle qu'il aime, mais qui n'y comprendra rien et s'y ennuiera sûrement. Cette décision demande du discernement.

Il est rare que dans un couple chacun ait exactement le même cheminement spirituel, la même façon de concevoir la foi ou même de prier ; tout cela vient avec le temps si on a le désir de persister.

Des couples ont souvent témoigné que la préparation de leur mariage a été pour eux une bonne occasion de raviver une flamme qui semblait morte et leur a donné une impulsion commune.

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Les alliances qu'on échange pendant la cérémonie ont-elles un sens particulier chez les chrétiens ?

Elles ne sont pas un don mutuel de bijoux, comme un cadeau de mariage. Elles sont le signe visible et concret de l'Alliance du jeune couple avec Dieu, de sa confiance dans son aide et de sa présence dans leurs vies. L’alliance sur le doigt de l'un et de l'autre pendant toute la vie est un signe de fidélité à Dieu et à son conjoint.

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Le rôle des invités à un mariage

Il va de soi qu'on invite à son mariage ceux qu'on aime. Mais les invités ne viennent pas uniquement pour admirer la robe de la mariée, faire une haie d’honneur, prendre des photos à son entrée dans l'église et acclamer le jeune couple à sa sortie. Ils assistent à l’un des actes les plus importants de la vie de cet homme et de cette femme : devant Dieu, ils s’engagent à être fidèles l'un à l'autre toute la vie, à prendre les moyens pour faire grandir leur amour, à donner la vie à des enfants, à les élever dans la Foi.

Être invité à un mariage et accepter cette invitation, implique une responsabilité : être témoin d'un engagement de toute une vie. La présence des invités signifie aussi qu'ils seront à côté des jeunes mariés le jour où ils seront dans la peine. Tous les gestes de notre vie ont un sens

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Un prêtre peut-il refuser de marier un couple à l'église ?

C'est extrêmement rare, car lorsqu'un couple se présente à un prêtre pour lui demander de bénir son mariage, c'est qu'il a de bonnes raisons de faire cette démarche. Et généralement les prêtres actuels ont l'esprit très large pour comprendre les cheminements de chacun et pour les aider à bien comprendre le sens de leur demande.

Mais lorsqu’un prêtre, conscient de ses responsabilités, s'aperçoit que ce geste ne correspond à rien pour les futurs époux, qu'ils n'ont pas la Foi et qu'ils veulent se marier à l'église uniquement pour la fête et l'esbroufe, il arrive qu'il refuse de se prêter à ce « théâtre » et leur demande de réfléchir davantage avant de demander ce sacrement qui, pour lui, a une importance profonde.

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Un couple marié à l'église doit-il obligatoirement faire baptiser ses enfants ?

Obligatoirement non, car rien n'est jamais obligatoire dans l'Eglise. Tout est un acte d'amour envers Dieu et les autres.

Mais un couple qui a fait la démarche de se marier à l'église et qui, par là-même, a manifesté publiquement sa Foi, doit être fidèle à ses engagements de Foi ; il semble naturel qu'il persévère dans cette ligne, en faisant baptiser ses enfants et qu’il se sente responsable de leur éducation chrétienne. Cela fait partie des engagements pris au jour de leur mariage.

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Comment un couple peut-il grandir dans la Foi toute sa vie ?

On peut comparer la Foi à une plante qu'on a mise dans un pot et qui va grandir. L'expérience montre qu'une plante qu'on ne soigne pas, qu'on n'arrose jamais et à laquelle on ne pense plus, commence très vite à s'étioler et meurt.

Il en est de même pour la Foi. Une Foi n'est vivante que lorsqu’on la nourrit, qu'on lui consacre du temps, de la réflexion, qu'on en parle avec son conjoint, qu'on la partage avec d'autres qui ont le même désir.

Quand un couple se marie devant Dieu c'est comme s'il semait une plante nouvelle. Les époux s'engagent à trouver les moyens de la faire grandir à deux.

Faire grandir sa Foi c'est d'abord la nourrir. Il y a de multiples moyens.

D'abord se nourrir de la Parole de Dieu. On la trouve dans les évangiles. Les comportements et les paroles de Jésus sont rapportés par ceux qui ont été les témoins de sa vie.

Un couple peut lire ensemble certains passages de la Bible et du Nouveau Testament, ou tout simplement les textes que propose l'Eglise chaque jour et que l'on trouve dans de petits livrets[1], y réfléchir ensemble, en parler ensemble pour voir comment ce texte peut s'adapter à sa propre vie.

Un couple peut prier ensemble. Ce qui compte surtout, c'est de prendre un temps ensemble devant le Seigneur. Allumer une bougie crée déjà un cadre. Mettre un CD avec un beau chant peut aider aussi à créer la rupture nécessaire avec le quotidien. Si on n'ose pas s'exprimer, dire un « Notre Père » en se tenant la main est déjà un beau geste de prière commune.

Au cours de la messe, il y a un moment fort avant la communion où chaque participant se tourne vers son voisin en lui disant « la paix du Christ ». Donner la paix du Christ à son conjoint est comme le renouvellement du sacrement de mariage. Certes si on la donne en répétant machinalement la phrase, elle n'a pas une portée bien grande ; mais si on prend le temps de réfléchir au sens de ses paroles, de mesurer le don que l'on fait à son conjoint en lui disant cette phrase capable d'effacer les rancœurs, les disputes passées, les angoisses, on lui fait un don immense.

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Bernadette Chovelon

Auteur, avec son mari Bernard, du livre L'aventure du mariage chrétien (Cerf)


[1] Par exemple Prions en Eglise ou Magnificat