Des livres pour approfondir

Version imprimableVersion imprimableVersion PDFVersion PDF

L. de RAYNAL, La Bonne Nouvelle du Mariage, L'Echelle de Jacob

« Pionnier de la spiritualité conjugale contemporaine, Henri Caffarel s’est donné tout entier pour aider les couples à connaître et à vivre toutes les richesses de leur sacrement de mariage », écrit dans sa préface le cardinal Ouellet.

A partir de 1945 et pendant 22 ans, la revue de L’Anneau d’Or a nourri régulièrement plus de 15 000 couples. Le Père Caffarel, qui vient alors de fonder les équipes Notre-Dame, est l’un des principaux rédacteurs de cette nouvelle revue de spiritualité conjugale et familiale. Pour lui, c’est une évidence bien avant Vatican II : le renouveau de l’Eglise passe par le renouveau des couples et des familles.

Le Père de Raynal expose ici avec pédagogie et ferveur l’engagement de cette pensée. En poursuivant sa synthèse jusqu’au magistère de Jean-Paul II, il donne à entendre aujourd’hui le timbre prophétique de la voix d’Henri Caffarel.


G. MATHON, Le Mariage des Chrétiens : t. 1 : Des origines au concile de Trente ; t. 2 : Du concile de Trente à nos jours, Desclée de Brouwer (épuisé – voir en bibliothèque ou d’occasion)

Cet ouvrage suit l'histoire du mariage, de l'Antiquité au concile de Trente. Son axe central est constitué par le rapport entre les institutions matrimoniales des cultures rencontrées et l'émergence, puis l'institution du sacrement de mariage. Il présente l'histoire du mariage et de la réflexion sur ce sacrement avec des textes abondants
Les communautés chrétiennes d'abord, l'Église d'Occident ensuite, ont situé et défini l'état conjugal dans le cadre d'institutions qu'elles ont rencontrées et homologuées dans l'histoire : dans le judaïsme, puis en Grèce et à Rome, enfin dans le monde germanique des Barbares. Parallèlement, surtout par le biais de la liturgie, la signification chrétienne, liée au symbolisme nuptial développé par la Bible et par les Pères, s'est bien dégagée. Ce n'est qu'au XIIe siècle que la qualité de sacrement fut imputée au mariage des chrétiens, ce qui marqua le terme et la consécration d'un important processus. Le mariage avait dès lors sa place dans le système politico-religieux qu'était la chrétienté. Les réformes remettront tout en cause au VIe siècle, niant toute vertu sacramentelle du mariage : d'où les rappels doctrinaux du concile de Trente. 


J. BAGOT, Pour vivre le mariage, Cerf

Se marier ? N'est-ce pas « dépassé » ? Ne faut-il pas que l'amour se libère enfin des contraintes des institutions, profanes ou chrétiennes ?
L'auteur de ce livre, philosophe et pédagogue, connu surtout pour ses travaux bibliques et liturgiques, tente de répondre à ces objections. Il montre comment le mariage, et pour les catholiques le mariage sacramentel, peut prendre sens : il ouvre une possibilité de « vivre autrement » l'amour et, par là, de dépasser les contradictions du désir et de le sauver. La réflexion de J. P. Bagot est avant tout biblique et historique. Elle fait percevoir comment l'amour chrétien, caractérisé par la gratuité, est le fruit d'une lente maturation collective et personnelle.
Ce livre ouvre de nouvelles perspectives dynamiques sur un problème qui ne date pas d'aujourd'hui, mais que l'évolution sociale et culturelle nous contraint à reposer sans cesse.